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Fraîchement arrivés à Fukuoka pour notre road trip autour de l’île de Kyushu, on récupère notre voiture pour partir directement vers la préfecture de Saga où nous allons passer notre première nuit, dans une ferme japonaise.

Et quel début ! On a adoré notre escapade dans cette région qui regorge de lieux fascinants, comme Arita et sa porcelaine, ou le village d’Okawachiyama et ses ateliers de potiers.

Alors que faire à Arita et que faire dans la région de Saga ? On vous raconte tout ici !

Arita, le berceau de la porcelaine japonaise

Arita, dans la préfecture de Saga sur l’île de Kyushu, est le berceau de la porcelaine japonaise. C’est en effet dans cette ville qu’a été réussie pour la première fois la cuisson de la porcelaine au XVIIIe siècle. C’est grâce au Coréen Yi Sam-pyeong, qui a découvert un gisement de kaolin dans la région et l’a utilisé pour obtenir une porcelaine comparable à la porcelaine chinoise, qui était alors la star de l’époque

La ville est aujourd’hui célèbre pour sa production de Ko-Imari, la porcelaine d’Imari (mais fabriquée en réalité à Arita) dont l’origine remonte à l’époque d’Edo.

Tōzan-jinja et son torii de porcelaine

On commence par la raison de notre venue à Arita, le sanctuaire shinto de Tozan-jina, avec son torii en porcelaine, unique au Japon.

Le sanctuaire a été fondé en 1658 et le torii en lui-même date de 1888, construit pour rendre hommage à la longue histoire d’Arita et de sa porcelaine. Situé en haut d’une colline, la perspective pour monter jusqu’au torii est magnifique ! Sur place, on trouve d’autres beaux objets en porcelaine, dont deux lions, un grand vase et le balcon d’un pavillon.

Enfin, le goshuin du temple est très joli, étendu sur deux pages, un des plus beaux de notre collection ! On peut aussi acheter des emas (les tablettes votives) en porcelaine à la boutique du sanctuaire.

La vieille ville d’Arita

On se promène ensuite dans le vieux quartier d’Arita en remontant la Tombai Wall Alley. Ces murs “tombai” sont des murs de pierre réalisés avec les briques des fours où sont cuites les porcelaines. Usées par les fortes températures, ces briques sont ainsi recyclées pour créer ces beaux murs de pierre. On se croirait dans un Japon d’une autre époque, si ce n’est pour les plaques d’égouts à l’effigie de Gundam qu’on trouve aussi dans ces rues !

La balade nous emmène jusqu’au grand ginkgo d’Arita, qui serait vieux de plus de 1000 ans. Classé monument national naturel, il doit être vraiment beau en automne. Juste à côté, on trouve un joli petit sanctuaire shinto, Izumiyamabenzaiten Shrine.

Pause déjeuner chez Gallery Arita

Pour le midi, direction le restaurant le plus connu de la ville : la Gallery Arita. Ici, les murs sont recouverts d’une centaine de tasses en porcelaine, toutes uniques et dans des styles très différents. En choisissant son menu, on peut doncchoisir sa tasse parmi toutes celles exposées. On a mis sûrement plus de temps à choisir notre tasse qu’à manger !

Au-delà de ce concept, c’est aussi un très bon restaurant avec de beaux et copieux menus et où l’on a pu goûter le gotofu, une spécialité d’Arita servie en dessert.

A voir aussi à Arita

Nous n’étions que pour la demi-journée à Arita, mais la ville présente d’autres points d’intérêts dont le fameux Parc de porcelaine, un parc à thème autour de la porcelaine. Mais son palais d’inspiration allemande et les avis mitigés que nous avions pu lire ne nous ont pas convaincus d’en faire la visite.

Par contre, le Kyushu Ceramic Museum et le Arita Ceramic Museum ont tous deux l’air très sympathiques ! Il est aussi possible de visiter la carrière d’Izumiyama, d’où étaient extraites les kaolins utilisées pour la porcelaine.

Okawachiyama, le village de potiers

Okawachiyama est un adorable village entouré de montagnes. Mais ce qui fait sa spécificité, c’est son importante population de potiers, qui se transmettent depuis des siècles le secret du procédé de création de la porcelaine Nabeshima. Dans ce village, on peut donc visiter les boutiques et ateliers de nombreux potier et les regarder en pleine création.

Dès notre arrivée à Okawachiyama, on est accueilli par un joli pont recouvert de céramique, on est sûrs d’être au bon endroit ! Le village en lui-même est petit, s’étendant à deux rues principales. Les ruelles sont magnifiques, offrant de vues sur les montagnes environnantes qui dominent les cheminées de briques rouges du village.

Ici, on ne vient pas pour un monument en particulier, mais plutôt pour flâner et faire du lèche-vitrine devant les nombreux ateliers et boutiques de potiers et céramistes. L’ambiance du village est très agréable et on a beaucoup aimé se perdre dans les petites ruelles et dans le parc autour du Toso Bridge. Et lors de notre visite, beaucoup de banderoles en forme de carpes (des koinobori) étaient étendues partout dans la ville, à l’occasion de la fête des enfants du 5 mai.

Côté souvenirs, on était malheureusement limités par nos petites valises et on n’a pas pu craquer pour de belles céramiques. On s’est tout de même consolés avec deux belles paires de baguettes, recouvertes de céladon, dans cette jolie boutique qui fait aussi café.

Passer une nuit à la ferme chez l’habitant

La préfecture de Saga est également l’endroit idéal pour faire un farm-stay. En effet, cette région est connue pour son agriculture riche et variée, notamment d’asperges, onions, mandarines, maïs…

Nous avons donc passé une nuit dans cette ferme d’asperges, tenue par une adorable famille. La maison est magnifique, tout en boiseries traditionnelles. Ils ne prennent qu’une réservation par jour, ce qui permet d’avoir la maison tout entière à soi et c’était parfait !

En fin de journée, nous avons pu cueillir nos asperges avec la famille pour notre dîner. Ils ne parlent pas beaucoup anglais, mais on arrive toujours à se faire comprendre ! Ils nous ont aussi fait goûter le miel qu’ils font sur place, très bon.

On vous recommande très chaudement de prendre le dîner sur place, qui était absolument délicieux, avec des asperges, du poulet karaage et du boeuf d’Imari (variété de wagyu de haute qualité) avec plein d’accompagnements, dans des portions généreuses, c’était parfait !

Bref, on a adoré cette petite parenthèse d’une nuit à la ferme, dans cette maison traditionnelle entourée de nature et avec une famille ultra attentionnée. On ne peut que vous recommander l’expérience.

🧑‍🌾 Réserver votre farm-stay

Contempler les rizières de Saga

Si on vous parlait juste avant de l’agriculture dans la préfecture de Saga, il ne faut pas oublier l’importance du riz dans cette région. C’est en effet à Saga qu’est née la riziculture japonaise et que l’on peut trouver la plus ancienne rizière du pays.

Les rizières sont nombreuses à Saga. Les rizières en terrasses de Hamanoura sont souvent citées comme les plus belles rizières du Japon. Mais cela nous faisait faire un gros détour, alors nous avons dû faire l’impasse dessus.

A la place nous sommes allés voir celles d’Enokushi. Malheureusement, nous n’y étions pas à la bonne saison, les rizières étaient en jachère. On a tout de même beaucoup aimé le panorama entre les plantations de thé et la mer qui s’étend à perte de vue. Avec la lumière de fin de journée, c’était splendide !

Mais la région autour d’Arita regorge de rizières plus proches. Il y a celles de Warabino par exemple, qui ont l’air jolies aussi.

Notre programme de 2 jours autour d’Arita

Nous avons fait cette escale à Arita au tout début de notre road trip à Kyushu, et l’avons organisé ainsi :

  • Jour 1 : Arrivée à Fukuoka, trajet en voiture jusqu’au farm-stay
  • Jour 2 : Matinée à Okawachiyama, midi chez Gallery Arita et après-midi dans Arita, visite des rizières d’Enokushi et route jusqu’à Nagasaki

Comment venir à Arita et Okawachiyama ?

En voiture

Le plus simple pour se rendre à Arita et Okawachiyama est de louer une voiture. C’est d’ailleurs le moyen de déplacement idéal à Kyushu.

Pour louer une voiture au Japon, il est indispensable d’avoir une traduction japonaise officielle de son permis, à faire soit en avance en ligne (plus cher mais plus confortable si vous êtes pressés, c’est ce que nous avons fait avec Assist Me Japan) ou faire la demande une fois sur place sur le site de la Japan Automobile Federation.

Pour la location, nous sommes passés par Klook, un comparateur d’agences en ligne. C’est ainsi qu’on a pu louer une Toyota Yaris automatique auprès de l’agence Relax à l’aéroport de Fukuoka, qui a nous a très bien servis durant ces deux semaines à Kyushu. La location s’est très bien déroulée et c’était très simple via Klook. On recommande !

🚗 Louer une voiture à Fukuoka

En transports

C’est plus complexe, mais ça reste possible.

Depuis Fukuoka :

  • 1h30 de train (JR Limited Express) de Fukuoka jusqu’à Arita
  • Depuis Arita, prendre le Matsuura Railway jusqu’à Imari (25mn) puis un bus de 30mn jusqu’à Okawachiyama.

Depuis Nagasaki :

  • 1h30 de train (JR Omura Line) jusqu’à Haiki
  • Puis 15mn avec la JR Sasebo Line, jusqu’à Arita

Notre avis sur Arita et Okawachiyama

Ces deux villages se combinent très bien et offrent une superbe étape à la journée. C’est l’endroit parfait pour faire vos achats de céramiques ou pour simplement en prendre plein les yeux. Mais au-delà d’Arita et Okawachiyama, la région de Saga nous a vraiment séduits par ses paysages naturels et agricoles, entre reliefs et mer de Chine. Un très très bon début pour notre road trip à Kyushu !

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